
Épreuve : Prix Jouy Moto
Lieu : COSEC Georges Pompidou
Montgeron (Essonne)
Date : Mercredi 11 novembre 2009
Organisateur : E.C. Montgeron Vigneux
Place : 3e
Equipe : 3e
Souvenir :
MERCREDI BUISSONNIER
POUR GARÇONS NON DILETTANTES




hé ! Thomas ! retourne à l’école du vélo !
APPRENDS À GÉRER TES BRAQUETS !
Une histoire sans freins
Si Thomas est arrivé tendu à Montgeron, ce n’est pas que la course le préoccupait davantage que d’habitude, non, ce qui le perturbait, c’est que son vélo n’avait plus guère de freins. Après cinq compétitions, deux jours intensifs à Fontainebleau et quelques entraînements plan-plan, il s’était rendu compte que ses poignées de freins venaient buter sur le cintre… sans produire de grands effets sur la cinétique de son véhicule !
Passe la gomme, on a tout faux
Lundi soir, j’étais donc allé acheter des plaquettes chez mon vélociste préféré et mardi soir, Thomas -- le bricoleur de la famille -- s’est chargé de les mettre en place… Le problème, c’est que les bidules n’étaient pas adaptés aux douilles montées sur le Cannondale de Thomas… Angoisse, questionnements, proposition de solutions… Parce que le lendemain il y avait course, et parce que Thomas avait remarqué que ses gommes n’étaient pas usées de façon homogène, nous avons interverti gommes arrières et gommes avants afin de gagner un peu d’épaisseur et d’efficacité… Mwouaaiis… Pas vraiment probant… Comme le système ne disposait pas de réglage par molette, nous avons décidé de tirer sur les étriers en les hissant un peu plus haut sur le câble… Je suis surtout parvenu à bousiller le câble support ! Autant dire que Thomas est allé se coucher passablement énervé…
Qui peut encore sauver le bazar ?
Au matin, j’ai filé au shop avec l’optimiste espoir que nos potes bosseraient en ce jour férié et qu’ils pourraient mettre un frein à l’inquiétude de Thomas, un terme à notre misérable bricolage et plus de sécurité dans tous le bazar… en attendant de peaufiner plus tard. Le problème, c’est que le magasin était clos et pas près d’ouvrir les paupières. Notre ultime espoir était que Jean-Claude -- mieux outillé et plus démerde que nous -- sauverait la situation et permettrait à Thomas de courir… parce qu’en l’état, ce n’était guère envisageable.
Deus ex machina…
Fait nouveau, l’École de Vélo de Créteil était sur place, ce qui nous a fait très plaisir. Fait ordinaire, Jean-Claude était également là. Nous avons salué ceux que nous avons croisé et Thomas a immédiatement signalé à Dieu-le-père ce qui le turlupinait… Un regard sur le problème, quelques maugréments en guise d’analyse… J.C. est allé cherché des outils, a demandé le secours de quelques mains supplémentaires et, quelques grognements plus tard, Thomas avait un vélo qui freinait mieux… et presque trop bien car les étriers rapprochés de la jante contribuaient parfois à bloquer les roues…


Un peu plus serein, mais pas confiant à 100%, Thomas est allé repérer le circuit et tester son vélo en compagnie de son copain Louis Richard…

Un parcours amoureusement dessiné…
Tracé avec compétence et passion par XXXXX de l’EC Montgeron-Vigneux, le parcours utilisait avec intelligence les ressources du terrain, pentu et magnifique, sur lequel la Mairie de Montgeron avait autorisé que se déroule la 6e édition de cette compétition… Ça montait, ça descendait, ça exploitait interminablement les dévers, ça virait dans tous les sens, ça dévalait des pentes vertigineuses, « de front » ça grimpait des pentes épuisantes, ça offrait de vastes zones plates et gazonnées… Bigre, ce serait éprouvant et sélectif car il y en aurait vraiment pour tout le monde, pour les « techniciens » et les « sensitifs » habiles au maniement du dérailleur, subtils dans leurs choix de trajectoires et assez finauds pour ne pas « attaquer » en permanence, comme pour les « costauds » dont la puissance pourrait souvent s’exprimer et, peut-être, compenser les failles dans les compétences spécifiques (et là, je pense notamment à Maxime Le Meur (US 97 Villeneuvoise) et à Thomas Valadier, de l’US Créteil).
Séance de reconnaissance et d’échauffement…






Les Minimes rongent leur frein…








Un boulet ! avec les jambes autour du cou…
Comme à Dourdan -- est-ce le signe que Thomas en aurait enfin terminé avec les départs « foireux » dont il s’était jusqu’alors fait une spécialité ? -- le sociétaire de l’US Créteil est parti comme une bombe. Pédalant comme un malade -- avec les jambes autour du cou, selon l’expression consacrée -- Thomas est resté au contact avec Sébastien Hayot (AC Bazancourt Reims) et Florian Vidal (Argenteuil Val de Seine 95) qui filaient eux aussi à vive allure… mais sans mouliner autant que notre pistard qui enroule pourtant bien les gros braquets.

La ribambelle s’émiette dans la première pente
Qu’importe ! A l’abord des premières difficultés, Thomas était dans le bon groupe et, s’il n’avait sans doute pas tiré tout le parti possible qu’aurait pu lui conférer sa puissance, il était dans la roue des meilleurs et déterminé à ne pas la lâcher de sitôt… en tout cas pas sans combattre âprement. Franck Verrier (US 97 Villeneuvoise) et Rémi Campo (CC Igny Palaiseau 91) étaient certes un peu plus loin mais toujours dans le coup avec Thomas Kurtzemann (CS Dourdannais), Nicolas Sergeant et Romain Plantureux de l’US Métro. Derrière, la ribambelle commençait en revanche à s’émietter dans la pente et à se disperser sur le pré…










Le Champennois lâche les Franciliens


Au terme du premier tour, le Champennois Sébastien Hayot faussa compagnie aux deux Franciliens (le rose bonbon et le vert fluo) en compagnie desquels il roulait jusqu’alors. Derrière eux, le trou s’était creusé et il semblait désormais plus difficile à combler par les poursuivants qui s’employaient cependant à fond car les courses produisent parfois d’impensables bouleversements au sein de situations qui paraissaient figées…





Les deux objectifs de Rémi Campo
La course de Montgeron servant de support aux Championnats de l’Essonne de Cyclo-Cross, Rémi Campo ne lâchait évidemment pas l’affaire et faisait mieux que défendre sa pôle position parmi les Essonniens… À la lutte contre Franck Verrier qu’il aurait bien aimé doubler, c’est bien sûr une place sur le podium que visait le forcené. Mais qu’importe les vues que ce sympathique garçon pouvait avoir. Aucun des gaillards qui le précédaient n’entendait céder sa place… ni à lui, ni à quiconque !




Mes impressions sur leur course…
Sébastien Havot réalisa une course irréprochable et donc superbe. Toujours en tête, jamais vraiment menacé -- même si ses deux poursuivants se rapprochèrent à la fin -, le bonhomme fila grand train, gérant en expert le rythme très exigeant du circuit. Derrière, montrant quelques signes de fatigue, Florian Vidal sut pourtant tenir en respect Thomas Valadier qui, indubitablement, avait la capacité physique de le passer. Sans exploiter assez sa puissance qui aurait dû faire la différence dans les longs bouts droits -- la faute à une « gestion » plus qu’inconvenante de ses braquets -- le Cristollien fit par ailleurs quelques embardées hasardeuses dans les virages (problèmes de freinage et, partant, de trajectoires) et se retint d’y aller tout à fait à fond (ainsi que ce casse-cou brûlait de le faire) dans certaines descentes… Derrière, sans jamais taper dans le dur, Franck Verrier tint facilement Rémi Campo à distance…
Le Classement des Minimes

LE DINDON DE LA FARCE
Jayson, un Cadet encore bien tendron…

On a tout de suite compris que la course des Cadets allait se résumer à un formidable duel entre deux cyclistes non moins remarquables, j’ai cité l’incontournable Pierre Miramon (Argenteuil Val de Seine 95) et le très prometteur Jayson Rousseau qui vient d’opérer son transfert dans le Club de Montgeron-Vigneux organisateur de l’épreuve dans laquelle les deux gladiateurs s’affrontaient. Formidable routier, excellent cyclocrossman, souvent titré et encore plus souvent victorieux, Pierre était évidemment le favori de l’épreuve et, en quelques coups de pédales bien appuyés, il s’appliqua à le démontrer dès le premier virage passé. Ayant plus à prouver, et sans doute très désireux de briller devant son public et ses nouveaux équipiers, Jayson vint très rapidement contester sa suprématie. Trop heureux de trouver un loustic assez fou pour faire la course en tête, Pierre lui céda bien volontiers la vedette.
Au début, il semble me souvenir que quelques larrons furent de la partie mais, assez vite, jugeant trop élevée la mise, sans honte ni excès de forfanterie, ces courageux jugèrent que, pour eux, il était plus prudent de lâcher prise. Grisé par le train d’enfer qu’il menait, Jayson laissa au contraire s’exprimer ses grandes qualités athlétiques. Sans mégoter, sans négocier, il allait tel un bolide. Généreux dans l’effort, formidable de puissance, il avait vraiment fière allure…
Sans fierté mal placée, finaud mais pas encore roublard, Pierre suivait sans forcer… Percevant sans doute que le dossard 1 s’épuisait à chaque tour un peu plus -- même si ce n’était qu’imperceptiblement -, jouissant en expert de cette débauche d’énergie avec laquelle l’autre fou faisait son jeu, le gars d’Argenteuil attendait patiemment que le sociétaire de Montgeron entame son agonie… Les spectateurs voyait bien que Jayson en faisait trop et qu’il courait à sa perte, mais Jayson y croyait encore. Et il roulait, il roulait toujours aussi fort (des mécaniques) ! … du moins le croyait-il. Et tandis qu’il s’épuisait, Pierre jouait la fatigue si bien que, lorsque Jayson -- après combien de tours d’efforts solitaires ? -- sollicita un relai, l’autre « chafouin » parut crédible au gentil garçon qui n’avait plus vraiment les idées claires ou alors, une vision par trop idyllique des rapports humains et de la logique compétitive…

Vous devinez la suite ! Lorsqu’il estima son heure venue, Pierre donna l’estocade à Jayson. Il accéléra et l’autre garçon, qui avait été si généreux dans l’effort, ne put changer de rythme et relancer son solide gabarit. La rage au cœur, il ne put que regarder partir le grand Pierre qui, une fois de plus avait été le plus fort… et le plus malin.

JUNIORS, DAMES & PASS’ CYCLISME












































OLYMPIQUE C.V.O. LE BRAS Clément
AC BISONTINE NOËL Alexis
US METRO TRANSPORTS DELON Denis
1e, 2e et 3e CATEGORIES


Nicolas Bazin (Team Differdange -- Elite pr.)
Ludovic Dubau (AC Bazancourt -- 1e cat.)
Johan Mombaerts (Auber 93 -- Elite pro.)






